Les Herbiers-Chambly, l’improbable demi-finale

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C’est une demi-finale de Coupe de France pour le moins inattendue qui a lieu ce mardi soir à La Beaujoire (21h). Clubs du ventre mou du National 1, Les Herbiers et Chambly se disputent une place pour la finale au Stade de France. Quel que soit le gagnant, les deux clubs ont déjà tiré profit de cette épopée.

Les Herbiers-Chambly. L’affiche entre le 9e et le 15e de National 1 ne fait peut-être pas rêver les amateurs de ballon rond, mais la rencontre, disputée ce mardi soir dans un Stade de La Beaujoire à guichets fermés (21 heures), où 35  000 spectateurs sont attendus, soit bien plus que la population des deux communes réunies (16 000 pour les Herbiers, 10 000 pour Chambly), ne manquera pas d’intérêt. L’enjeu est de taille pour les deux clubs du troisième échelon français, qui auront à cœur d’imiter l’US Quevilly, qui avait atteint la finale de la Coupe de France en 2012 (défaite face à l’OL 1-0).

Pour avoir le droit de jouer au Stade de France face au PSG ou face à Caen, opposés dans l’autre demi-finale mercredi (21h05), en Normandie, le club vendéen compte sur l’appui de son public pour faire la différence.

En championnat, les hommes de Stéphane Masala s’étaient imposés à l’aller dans l’Oise (2-0), mais se sont inclinés à domicile lors du match retour (1-3). Autant dire que la rencontre promet d’être serrée entre deux équipes qui se valent.

Une manne financière inespérée

Sur le plan financier, l’opération est déjà une réussite. Tombeur de deux pensionnaires de Ligue 2 lors des deux tours précédents, Lens et Auxerre, le club des Herbiers a déjà touché 550 000 euros pour en être arrivé là, tout comme son adversaire du soir, qui a notamment éliminé Châteauroux (L2) et Strasbourg (L1), lors de son parcours épique. Mais le vainqueur triplera cette somme en cas de participation à la finale. Une somme d’1,5 million d’euros qui n’inclut pas les recettes de billetterie et représente une manne financière inespérée pour des formations dont le budget respectif n’excède pas les deux millions d’euros.  

« Il ne faut pas se le cacher. Ce n’est pas comme si on affrontait une grosse cylindrée. Si on échoue en demi-finale face à un autre club de National, il y aura une déception, a confié à Eurosport, l’entraîneur de Chambly Bruno Luzi,  qui, comme ses joueurs, aura, au moment du coup d’envoi, une pensée pour son père Walter, le fondateur du club, décédé lors du quart de finale victorieux face à Strasbourg (1-0).   

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